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Les fillettes de Clarisse Gorokhoff : mélodie de l’enfance

J’aime la plume envoûtante et saisissante de Clarisse Gorokhoff. Une plume qui laisse un goût à la fois doux et amer. Qui percute par sa grâce et se fracasse sur le cœur. Qui dans les plus intimes noirceurs de l’âme devient lumière. Dans Les fillettes, bien que différent des précédents, il y a tout cela et plus encore.
Il y a les grands yeux verts de Rebecca qui restent clos à l’heure d’emmener les fillettes à l’école. Les yeux brumeux et le corps vaporeux. Lourd. Les grands yeux verts de Rebecca qui se chargent parfois d’une tristesse inconsolable. Un regard qui flotte dans les effets de « ça ». De la chimie. Des petits comprimés blancs qu’elle avale un peu trop vite, un peu trop souvent. Pour lutter. Lutter contre la peur de soi, contre les tourments tenaces, huileux. Il y a les grands yeux verts de Rebecca qui restent clos. Alors c’est Anton qui prépare les fillettes, Justine, Laurette et Ninon. En retard pour l’école. Leur faire prendre leur petit déjeuner. Gérer les pipis au lit…

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