Mon corps est un murmure de toi qui danse de Frédérique Deghelt : la pureté du désir

Mon corps est un murmure de toi qui danse
Paru aux éditions J'ai Lu - 71 pages

Il y a certains livres dont on tombe soudainement amoureux/se rien qu’en lisant le titre. Mon corps est un murmure de toi qui danse … Si j’avais eu un quelconque talent j’aurais aimé l’inventer ce titre qui est à lui seul une invitation à l’envolée des sens. Et je ne vous parle là que du titre …
Le contenu de ce livre-objet est d’une telle beauté qu’il va rester là sur ma table de chevet et je relirai ces poèmes, et je regarderai de nouveau ces photographies de Sylvie Singer Kergall qui les illustre avec tant de grâce. 


Ouvrir ce livre c’est provoquer une réaction immédiate sur la peau, dans le creux du ventre. C’est faire corps avec les mots et les sensations que ces deux femmes aux talents évidents déclenchent.

Tes mains, ta bouche, ton front,
la danse de ton corps,
imaginée tant de fois autour du mien...
Les images de ce cinéma infini
ne sont jamais semblables
à ce qui pourrait arriver entre nous.

Les corps qui se cherchent, les corps qui fusionnent, les caresses qui parcourent une peau qui frissonne, une peau qui se tend sous le plaisir ultime. Le corps qui se relâche dans un abandon total, sous le regard fiévreux de l’autre. L’amour, l’amant(e). La décadanse
Avec finesse et sensualité, Frédérique Deghelt et Sylvie Singer Kergall trouve l’angle parfait pour parler du désir, de la sensualité du désir. De la jouissance, belle, pleine, poétique. Sans jamais les vulgariser, sans jamais que ce soit déplacé. Non c’est la grâce des corps qui s’aiment et qui dansent. L’élégance des plaisirs rêvés. L’authenticité aussi des manques et des questions que l’on se pose lorsque l’envie dévore ou lorsque l’autre n’est pas là. 

A ce point où s'achoppent / le désir et l'élégance, / on ne sait plus / si on peut taire l'incandescence des regards, / la fragilité de nos impulsions, / la fêlure dans la voix. / Entre se cacher et laisser son coeur à nu, / le silence, les soupirs sont complices / du moindre faux pas. / Ils nous soufflent les indécences, / caressent l'espoir qu'il ne soit pas trop tard. / Tout est dit sans un mot. / Mais peut-on rougir de l'aveu d'un amour / qu'on ne croyait pas connaître ?

Mon corps est un murmure de toi qui danse … je pense que je pourrais prononcer ce titre encore et encore. Car il est notre corps, que l’on offre à l’autre. Car il est ces sensations que l’on ressent au contact de l’autre, parfois même lors d’un frôlement ou d’un regard. Car il est cette délicatesse dans un instantané, dans une phrase qui laisse éclore les sens. Car il est ce désir à la fois pur, doux et animal. Car il est l’amour universel. 

Commentaires

  1. Bon, malgré ton enthousiasme, je ne suis pas certaine que ce soit un livre pour moi... :-)

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    1. Lorsque je l'ai choisi, je ne savais pas vraiment qu'elle était la thématique. Le titre m'avait juste envoûtée. À sa réception, j'avoue avoir eu peur de lire un livre "érotique", un peu too much et finalement la découverte fut splendide car il n'y a vraiment aucune vulgarité, aucun acte sexuel décrit ouvertement, tout est suggéré.
      Mais je peux comprendre que ça puisse ne pas attirer. Et puis, il faut voir le bon côté des choses, ça en sera un en moins qui rejoindra tes étagères :-)

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  2. Je n'aime pas la poésie et ce que j'ai lu de Deghelt m'a vraiment déplu. Je passe sur ce titre.

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