Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop : l'invitation au voyage

Cartes postales de Grèce
Paru aux éditions Les Escales en mai 2017
512 pages


Avant la folie de la rentrée littéraire, c’est encore l’été, le moment de s’évader. Et il suffit de voir la couverture de ce roman pour savoir que l’on sera invité au voyage.


Ellie, londonienne, reçoit régulièrement dans sa boîte aux lettres des cartes postales en provenance de Grèce envoyées par un certain A. Ces cartes postales destinées à une autre femme suscitent la curiosité de la jeune femme et colorent son quotidien morose. Mais un jour, plus aucune ne lui parvient. C’est à cet instant, qu’Ellie décide d’entreprendre le voyage, d’aller visiter ce pays où la douceur de vivre se ressent à travers les quelques phrases griffonnées sur les cartes. 
Le jour de son départ, une enveloppe contenant un carnet l’attend dans sa boîte. Ce carnet est envoyé par le mystérieux A. (comprenez par là Anthony). Tel un journal intime, ces instantanés posés sur les feuilles jaunies retracent les souvenirs et le périple de cet homme éconduit par une femme. Dans son parcours du deuil amoureux, Anthony observe avec tendresse la vie des Grecs et s’abreuve de leurs coutumes. 

Dès les premières pages (et même dès la couverture) le dépaysement est immédiat. Victoria Hislop parsème entre ces pages des photographies, des cartographies qui enrichissent le voyage du lecteur. Les pages du carnet écrites par cet inconnu lui servent alors de prétexte pour poser une histoire, une anecdote qui nous emporte au cœur des maisons blanches aux toits bleus, au cœur de ses personnages et de ses légendes. Pris dans un tourbillon d’aventures grecques, Victoria Hislop nous livre les traditions de ce pays qui s’entremêlent à la société moderne d’aujourd’hui. Elle nous dépeint les paysages des routes sinueuses, des places de village et des jeux de lumières qui tapissent les églises. Et ça fonctionne, on tourne les pages sans même s’en rendre compte.


Mais est-ce suffisant ?
Car si l’auteure maîtrise l’art de conter ce pays qu’elle connaît bien et réussit à en faire un véritable livre-objet, l’écriture reste dans l’ensemble trop simpliste à mon goût (serait-ce à cause de la traduction ?). De même que l’histoire de fond est finalement prévisible, le prétexte du carnet pour justifier les histoires grecques contées manquaient selon moi de corps et de réels liens tangibles avec le romanesque. C'est dommage car l'ensemble aurait pu donner à ce roman une belle harmonie.

Ainsi, je préfère garder le souvenir de la dimension culturelle qui émane de ce roman. Et puis même si je suis restée sur le bord, Cartes postales de Grèce est une douce parenthèse, parfaite pour souffler durant l’été et donnera probablement envie à beaucoup de réserver leurs prochaines vacances dans ce pays qui allie convivialité, chaleur et paysages somptueux.


Je remercie les éditions Les Escales pour l'envoi de cet exemplaire et pour cette invitation au voyage.

Commentaires

  1. Tu as légèrement changé le design de ton blog on dirait ma cocotte ? ;)

    Sinon concernant le Victoria Hislop, j'en ai un dans ma PAL, mais sans trop savoir pourquoi, pas moyen de m'y mettre ! J'avais peur que ce soit un peu simpliste justement, tu me rassures pas...

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    1. Tu as l'oeil ! C'est mieux non ?
      Bah tu vois pour moi, Victoria Hislop c'était le genre d'auteur spécialiste des best-seller mais je me suis laissée tenter et lorsque j'en avais discuté avec l'une des éditrices des Escales elle m'avait vraiment donné envie. Finalement ce n'est pas pour moi et je m'en doutais un peu. Cependant, pas mal de personnes qui n'ont pas aimé celui-ci en ont aimé d'autres d'elle notamment "L'île des oubliés".

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